Blog

Digital Detox

By

Dictature des écrans, habitudes numériques toxiques, quête permanente de connexion: autant de symptômes d’une dépendance, répandue, à la technologie. Le diagnostic est posé, le virtuel prend le dessus sur le réel. Le remède: les cures de désintoxication numériques ou désintoxication numérique. ZOOM SUR un mal contemporain.

Déficit de l’attention, problèmes de posture, sommeil perturbé … l’origine de ces tracas quotidiens n’est peut-être pas là où sur l’assister. Et si au lieu de rendre visite à votre médecin traitant, il suffisait de vous éloigner de vos appareils électroniques?

A en croire une récente étude américaine, les chiffres sont alarmants: presque 70% des détenteurs de smartphones vérifient constamment leur engin, même sans interpelés par une sonnerie ou une notification, et cela à une fréquence effrayante de 150 fois par jour en moyenne.

D’homo sapiens, homme savant défini par sa capacité de conscience, l’être humain est devenu homo distractus, une étape nouvelle et franchement cynique dans la théorie de l’évolution, que même Darwin n’aurait pas pu prévoir.

Répondre aux emails, consulter l’actualité de ses amis sur Facebook, partager une vidéo éphémère sur Snapchat ou actualiser le nombre de vues sur une histoire Instagram sont des gestes devenus anodins, automatiques, maladifs, au point de création à réelle dépendance.

Dépendance d’ailleurs scientifiquement défendable, les lecteurs et les autres suiveurs stimuleraient la production de dopamine, une molécule présente dans le cerveau souvent associée à l’addiction. Sauf que celle-ci ne résiste aux condi tions immédiates des réseaux sociaux, plus participe plus vaste au désinqurage du monde et à la disparition de certains plaisirs minuscules du quotidien.

Désintoxication numérique dakhla club hotel & spa

Une recherche Google vient interrompre une conversation, là où on se serait amusés à deviner, spéculer et débattre. Un trop-plein de photos de vacances partagées rend presque futile un vrai retour d’expérience sur un voyage ou une aventure. Ou encore, ce culte du #foodporn au restaurant, qui biaise le jugement et diment l’expérience gustative au profit de son homologue numérique. Car si la technologie permet de rapprocher, de connecter, elle peut tout autant éloigner, isoler, déprimer.

C’est le syndrome FOMO – peur de disparaître -, maladie Internet par excellence. Sur scruté compulsif son fil Twitter à la recherche des dernières nouvelles, sur rencontré ses amis sous haute surveillance digitale de peur d’être exclus, sur partage plus souvent besoin d’être inoccupé, dépassé, oublié.

“A l’heure de l’hyperconnectivité et du tout connecté, la détox numérique devient une nécessité absolue”, confie Yasser Monkachi, responsable de l’agence numérique Impulsion sociale et cabinet d’entraînement résilience.ma. A travers le détox numérique, il s’agirait de reprendre le contrôle de soi, recréer le lien et favoriser les interactions IRL (dans la vie réelle).

Des résolutions en phase avec le mouvement mindfulness – dit de l ‘”être présent” -, qui incite à réconcilier avec l’instant et au vivre pleinement, sans intention ni projection.

Des gestes simples aux solutions les plus loufoques, la détox digital prend plusieurs formes. Si vous recherchez des appareils électroniques, d’autres invitent à un retour à la nature et zéro techno. Programme Au: randonnées, séances de méditation, ateliers de création, à l’image des organismes de désintoxication numérique par Social Impulse dans les régions méconnues du Maroc.

Le commerce de la digital detox se porte très bien en l’occurrence, l’industrie du tourisme aussi. A Paris, l’hôtel de luxe Westin propose des packs de désintoxication numérique axés spa et détente à ses clients business et confisque leurs appareils électroniques dès l’arrivée. Du côté de chez nous, les

Les stages sous le thème du marché international commencent également à voir le jour. Un positionnement cohérent depuis le Maroc à toujours été un terrain de pré-instruction
des voyageurs à la recherche de déconnexion.

Dakhla Club - Club de plage - Coucher de soleil - Kitesurf

Le nouvel hôtel Dakhla Club se place en précurseur avec un premier choix sur le désintoxication numérique au mois d’août, imaginé comme une détente du corps et de l’esprit, au bord de la lagune. C’était aussi le but du Restival (néologisme né de retraite et festival), organisé en novembre dernier dans le désert marocain. Une retraite spirituelle et un programme artistique et musical pour un relâchement total, dans le cadre très propice et garanti sans wifi des dunes de Merzouga.

A rebours de la culture de l’immédiat et de l’instantané et dans la lignée de la vie lente, la détox numérique est un éloge de la lenteur, une résignation à l’ennui, et une nostalgie de pratiques en voie d’extinction , Comme écrire une carte postale par exemple. Ça mérite presque une photo
Instagramme, hashtag #vintage

Les règles d’utilisation d’un digital detox réussie:

1. Faire le diagnostic: l’application Moment permet d’identifier le temps passé sur son smartphone.

2. Choisir un créneau réaliste: par exemple entre 24 à 72H pendant le week-end ou les vacances.

3. Avertir ses amis, sa famille, ou même l’annoncer sur les réseaux sociaux.

4. Prévoir un livre, un ciné, planificateur un maximum d’activités pour éviter la rechute.

5. Désactiver la 4G, le wifi, les alarmes, le futur smartphone avant-gardiste.

6. Débrancher: rester disponible sur un vieux téléphone mobile en cas d’urgence.

7. Profiter: créer un environnement “hygge” commentaire diraient les Danois, chaleureux et

Propice aux vacances de l’esprit.

8. Méditer: si le temps pour le long, se rappeler que c’est le temps pour soi et non du temps perdu.

9. Apprivoiser l’ennui: profiter de cette parenthèse, faire des siestes si besoin.

10. Prendre de nouvelles habitudes: noter les nouveaux réflexes pour une vie numérique plus

En bonne santé!

Inscription au https://www.dakhlaclub.com/event/weekend-digital-detox/

 

Source:  Icônes , Summer Issue 2017.

WordPress Themes